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Françis Delattre se confie sur ses 34 années passées à la tête de Franconville

Publiée le 21/12/2017

 

 

Une page de l’histoire de Franconville va se tourner ce jeudi soir. Le maire (LR) Francis Delattre laissera son écharpe tricolore à son adjoint, Xavier Melki.

Il a été conseiller général, député, sénateur… Francis Delattre (LR) prendra ce jeudi sa retraite politique, en laissant son écharpe de maire de Franconville, qu’il porte depuis 1983, à son adjoint, Xavier Melki. Entretien.

Pourquoi avez-vous décidé de céder votre fauteuil à mi-mandat ?

Francis Delattre. C’est le choix de la raison, qui ne va pas forcément avec le choix du cœur. J’ai 71 ans. Après 40 ans de carrière publique, il n’est pas irraisonnable de prendre sa retraite. La raison, c’est de préparer une succession. J’ai donc formé ces dix dernières années des hommes et des femmes. Je resterai conseiller municipal. Beaucoup de mes collègues ont souhaité que je reste. Mais ma seule responsabilité sera de siéger au sein de la commission culture.

Quelles sont les réalisations dont vous êtes le plus fier ?

En arrivant, j’avais quand même du travail en chantier. Le centre culturel Saint-Exupéry, par exemple. Les fondations avaient été faites mais il n’y avait pas de quoi payer l’architecte. J’ai dû trouver 23 M€ et négocié avec les entreprises. Le dossier qui a ensuite été important, c’est le bois des Eboulures. Nous avons réussi à acheter les 55 ha. Cela a été un long mais beau combat. Une autre chose, ça a été que les gens puissent trouver sur place des activités sportives, culturelles, et que ça leur donne le goût de vivre à Franconville. Nous avons organisé un certain nombre d’événements qui contrariait cette image de banlieue nord qu’on voulait nous coller. Ça a été l’un des objectifs du jumping. Les gens ont découvert à la télévision pendant 1 h 30 un spectacle dans un superbe écrin. On s’est aussi battu pour avoir un lycée, et nous avons convaincu le département d’avoir un troisième collège.

Quel a été le moment le plus difficile ?

J’ai un état d’esprit qui fait que j’ai tendance à les surmonter et à les oublier. Il y a eu des moments compliqués, mais ils étaient inhérents à un long mandat. Je suis conscient que toute entreprise humaine est imparfaite. J’ai essayé de faire pour le mieux avec les moyens dont nous disposions.

Quels sont vos échecs ?

Quelque part, je dirais la gare. On voulait que la gare soit enterrée, pour avoir une vraie place. On a obtenu la suppression des passages à niveau. Une gare enterrée, c’eut été une réalisation pour la ville plus valorisant. La coupure entre les deux parties de la ville existe toujours. Ça a été un échec, mais la maîtrise d’ouvrage était départementale et le financement de la région. On a surtout pris les coups.

Quel est votre meilleur souvenir ?

Quand nous avons inauguré la nouvelle gare. Nous avons descendu le boulevard avec le maire de notre ville jumelée, dans une Trabant. Tout le long du parcours il y avait un monde fou, alors qu’il pleuvait des cordes. On a beaucoup parlé de ce sujet de la gare tout comme ma mise en examen*. J’ai compris lors de l’inauguration que les gens avaient fait la part des choses.

Qu’allez-vous faire maintenant ?

Je vais fréquenter un peu plus mon petit garçon, qui est dans la région de Nantes. Il me reste un dernier défi : j’espère avoir un cheval capable de faire les Jeux olympiques de 2024 à Paris, en saut d’obstacles. J’en ai un tout jeune. Nous allons le préparer.

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